26/12/2012 lettre aux journaliste du « club presse nantes »

Haute goulaine le 26/12/2012

bonjour,

je vous écris en votre qualité de journaliste du « club presse nantes »

j’ai 65 ans et mon épouse 60. Nous avions tout pour couler une retraite heureuse mais nous nous enfonçons inexorablement dans la misère et la souffrance.

Il faut remonter à 2003 pour comprendre.

A cette époque je fais construire à Haute Goulaine en même temps que s’installe le T.A.E. dans ma rue. Malgré une concertation avec les services techniques de la mairie, avant démarrage des travaux d’assainissement, il s’avère que le tabouret est trop haut (profondeur 0,90m au lieu des 1,30m prévus) pour desservir mon habitation par pente naturelle, alors que pour les autres voisins c’est possible.

La commune prend comme position dès le départ de dire « on ne pouvait pas faire autrement », ce que je continue de contester. Cette position impliquait pour moi de mettre une pompe de relevage, solution onéreuse et qui présente des inconvénients d’entretien et de problèmes, solution aussi inacceptable car comme la commune nous a demandé nos désidératas, pour construire le T.A.E suivant nos besoins, je n’accepte pas un surplus de paiement et de problèmes en plus des 1280 euros (quand même !) de taxes de raccordement au réseau public.

La commune campant sur ses positions et moi les miennes je les assignais devant le tribunal administratif début 2004. Depuis, malgré un rapport d’expertise, m’étant favorable, en 2005, je vis toujours sans assainissement.

J’ai perdu mes amis, je ne vois plus mes enfants, pour mes voisins je suis un marginal, j’ai des angoisses la nuit et je suis complètement crevé et sans espoir.

Depuis juillet nous sommes sans électricité. J’ai signalé le fait à la mairie mais personne ne nous vient en aide. Nous restons cloitrés dans notre maison. Nous sommes complètement délaissés depuis 2003.

Le plus dur est que nous payons, injustement des impôts « plein pot » alors que notre maison n’est pas terminée , est insalubre et inhabitable.

Un autre problème est apparu c’est que nous ne pouvons plus, en vivant chichement, payer les dits impôts malgré que nous ne soyons pas considérés comme des pauvres. Nous ne devons pas être les seuls. Qui pour nous écouter ? Les impôts disent irrémédiablement tous les ans que nous devons payer, les tribunaux ne se sont pas encore prononcés pour une réclamation concernant 2009. Comment construire un impossible budget, de toute façon, dans ces conditions ? la société doit prendre ses responsabilités, comment l’y contraindre. En attendant nous mourons à petit feu.

Mon épouse est obligée de faire des ménages pour payer les impôts. Moi aussi je cherche une solution de travail. Quelle honte pour notre société.

Je suis sur le point de ne plus arriver à communiquer du tout. Aussi je vous appelle avant qu’il ne soit trop tard.

J’ai besoin de votre clairvoyance et de vos conseils pour m’en sortir. Il n’est pas possible qu’une commune puisse ainsi délaisser ses administrés.

Ce qui me manque c’est de trouver les bons interlocuteurs et de leur parler en termes conviviaux ce que je ne sais faire.

Ce qui me manque aussi c’est un rapport de force avec le maire. Actuellement il voit que je ne me défends pas du tout et il est complètement serein. Si l’affaire dure éternellement ça ne le dérange pas du tout.

Je vous prie d’agréer mes salutations.

Quelques sites plus ou moins opérationnels ou vous pouvez me joindre :

www.vivre-a-haute-goulaine.eu (dont je suis le webmaster)

www.justice-ordinaire-quotidienne.com (un de mes blogs mal entretenu)

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Une réponse à 26/12/2012 lettre aux journaliste du « club presse nantes »

  1. tanchereau Amandine dit :

    Je suis sous le choc, en lisant cette lettre. J’ai vécue 25 ans sur haute goulaine, j’ai fais mon apprentissage et j’aime cette commune, famille, amis sont encore la bas.
    Mais apprendre que l’on peut laisser des gens s’enfoncer et a voir autant d’indifférence vis à vis d’eux et bien j’en ai honte! Ne doit on pas apporter confort et bien être à ces habitants? Faire en sorte que la commune soit solidaire dans les situations difficile?
    Tout ce perd….la commune à changé et « l’engagement « des personnes qui ont la possibilité de faire évoluer ou changer ce genre de situation ne mérite peut être pas d’être là où ils sont aujourd’hui.
    J’espère de tout cœur que la situation est arrangé (lettre de 2012)pour qu’ils puissent enfin profiter de leur retraite en toute tranquillité…

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